Les nuits et les jours de Querbes
Les nuits et les jours de Querbes
Vous êtes ici : Archives > Actualités 2010/2014

Actualités 2010/2014

par David Bedel (jeudi 8 octobre 2015)

Querbes sous le signe de la Hongrie !

JPEG - 297.9 ko

Les Nuits et les Jours de Querbes organisent pour la 17e année consécutive leur Festival de jazz et de littérature. Il aura lieu du 7 au 10 août à Asprières, Capdenac-Gare, Decazeville et Figeac. Sur le thème « Querbes-Budapest », la 17e édition du « plus petit des grands festivals de jazz » plonge au cœur de la Hongrie contemporaine. Rencontre avec Jean-Paul Oddos, son fondateur.



Dix-septième édition. Peut-on considérer cela comme un miracle ?
Nous avons parfois passé des moments difficiles, certes – mais le public, les collectivités locales, certains organismes professionnels comme la Spedidam, la Sofia, une poignée de mécènes, ont toujours été au rendez-vous. Et l’aventure continue !

« Querbes-Budapest », pourquoi ?
Une envie déjà ancienne de rendre hommage à quelques écrivains qui comptent parmi les plus importants du XXe siècle, celle de retrouver de jeunes musiciens pleins de talent et d’énergie – celle, la plus importante, d’emmener le public querbois en voyage sur les bords du Danube, à la découverte d’une culture singulière…

Quels vont être les moments forts de cette 17e édition ?
Eh bien, il n’y aura pas de moments faibles… ce sera un tourbillon de mots et de notes, avec masterclasse, ateliers pour enfants, cafés littéraires, rencontres, débats, concerts sur le pré ou dans la grange, dîner sous les étoiles… moi, je ne céderai pas ma place pour la lecture concert du vendredi soir, avec Jean-Luc Debattice, François Cancelli et Lorenzo Naccarato au piano… d’autres piaffent en attendant Dzsindzsa ou Edouart Ferlet !

Lire hongrois, oui, mais par où commencer ?
Par les auteurs invités cette année, bien sûr : Kristina Toth (Code-barres), Zsuzsa Rakovszky (VS), Andras Imreh (Trois poètes hongrois) ! Mais aussi Sandor Marai (Les Braises), D. Kostolanyi (Le Traducteur cleptomane), F. Karinthy (Au tableau), Péter Nadas (Minotaure), Imre Kertesz (être sans destin), Milan Füst (Histoire d’une solitude), Tibor Déry (Niki), sans oublier Peter Esterhazy (Harmonia Caelestis)… Ces ouvrages sont disponibles en librairie comme dans les médiathèques de Figeac et Capdenac.



Un temps d’Ecosse à Querbes !

JPEG - 116.5 ko

Pour accueillir l’écrivain Peter May et évoquer sa célèbre trilogie, ce fut pluie et bourrasques, comme il en tombe et souffle tout au long des pages de L’Île des chasseurs d’oiseaux !
Heureusement il faisait chaud au coin du cantou pour évoquer ces pages et laisser la parole à tous les admirateurs du romancier écossais. Ceux-ci étaient venus parfois de fort loin, de Bordeaux, La Rochelle ou Rodez, pour avoir la chance d’échanger, en toute simplicité, avec la « star » de l’édition. Celui-ci confia à l’assistance que son roman – qu’il considère comme le plus accompli de tous ses ouvrages – fut refusé par toutes les maisons d’édition anglaises et écossaises, qu’il resta plusieurs années dans un tiroir, jusqu’à la rencontre avec la responsable des … Editions du Rouergue qui accepta de le publier, en anglais comme en français… le titre a aujourd’hui dépassé le million d’exemplaires en Grande-Bretagne !
Après la lecture d’extraits par la comédienne Eva Murin, après des échanges fournis avec le public, Peter May signa avec plaisir ses ouvrages, tout en partageant une soupe (sud-américaine !) avec ses admirateurs…
Dernier cantou de la saison, le rendez-vous est maintenant donné le 7 août, à Figeac, pour l’ouverture de la 17ème édition du festival – sur le thème « Querbes-Budapest ».



Un moment d’émotion au coin du cantou

JPEG - 152.9 ko

Samedi 22 mars, sous les giboulées de saison, le village d’Asprières et le hameau de Querbes fêtaient le Printemps des poètes.

L’après-midi, à la salle des fêtes, à l’initiative de l’association Les Nuits et les Jours de Querbes, les enfants de l’école, avec leurs parents et leur institutrice, Magali Lamour, accueillaient le poète Thierry Renard, venu de Vénissieux. Les enfants, un peu intimidés, lirent des textes de l’écrivain ainsi que de petits poèmes qu’ils avaient eux-mêmes composés. Ils avaient aussi préparé une longue liste de questions auxquelles Thierry Renard répondit avec beaucoup de simplicité, de spontanéité, de drôlerie souvent. Enfant des banlieues, autodidacte en littérature, chanteur de rock, comédien, le poète, la parole vive et l’œil brillant, apparut comme un « homme ordinaire » mais habité définitivement par la flamme vive de l’écriture. Entre lui et les enfants se dégagea un sentiment de profond respect mutuel.

Plus tard, devant le cantou de Querbes et un public adulte cette fois, le poète continua à se dévoiler au fil des lectures et des questions - évoquant son enfance heureuse, sa grand-mère italienne, ses premiers textes à l’école, ses rencontres, ses premiers « maîtres » comme Charles Juliet, ses lectures, ses écrivains préférés, au rang desquels les poètes américains de la beat génération. Très ému lui-même à la lecture de ses textes par Gérard Martin, il fit courir cette émotion parmi le public captivé… ce moment fugace passé, tout le monde se retrouva à partager une soupe originale, recette d’un grand cuisinier berlinois d’origine turque.

JPEG - 170.7 ko
JPEG - 109.8 ko
JPEG - 54.3 ko




Le goût des grands espaces avec Christian Dedet

JPEG - 75.4 ko

L’auteur l’avoue lui-même : c’est passé quarante ans et après cinq romans « autour de son nombril », qu’il se découvre, avec la rencontre fortuite de Jean Michonnet, forestier, chasseur de crocodiles, « négrier » parfois, la passion des grands espaces.
Médecin thermal à Chatel-Guyon, il soigne en effet cet Africain métis, écoute ses récits, admire son talent de conteur et se prend d’amitié pour lui. Ces récits fantastiques sur le Gabon, Christian Dedet voudrait en garder la trace. Il propose alors à Michonnet d’enregistrer ses récits, puis il les reprend, les ré-écrit en recherchant la « voix » inimitable du conteur. C’est un « livre à deux » qui s’écrit alors, l’aventurier et l’homme de plume – qui partageront d’ailleurs les droits d’auteur quand le livre paraîtra (la « Remontée du fleuve » qui deviendra à la dernière minute « La Mémoire du fleuve », le premier titre étant pris) – et deviendra un grand succès de librairie, souvent récompensé et toujours ré-édité.
Devant son auditoire à Querbes, au coin de la cheminée, le toujours jeune Christian Dedet a parlé avec une passion suggestive teintée d’un brin d’auto-dérision. L’assistance fut ainsi sous le charme de ses mots, agrémentés des lectures d’un Margot Marguerite particulièrement en phase avec l’auteur…. Il fallut ensuite à Christian Dedet un long moment pour signer ses ouvrages, puis une soupe colombienne (en écho avec un autre roman de l’auteur, Le secret du Dr Bougrat) fut partagée entre tous.

JPEG - 115.3 ko
JPEG - 126.8 ko
JPEG - 100 ko




Autour d’un livre "culte" et de son auteur…

La prochaine rencontre au coin du cantou aura lieu le samedi 8 février à Querbes avec l’écrivain Christian Dedet autour de son roman "La mémoire du fleuve".

JPEG - 134 ko

« Un livre sans phrases vaines - bouleversant. À ce point pudique, et d’une langue si exacte que l’on ose à peine lui accoler quelques superlatifs, et le dire un chef-d’œuvre. Et pourtant !… Reste l’Afrique, comme on ne l’avait sans doute jamais dite » Voici ce que dit Michel Le Bris, le fondateur du festival des Etonnants voyageurs de Saint-Malo, du livre de Christian Dedet, La Mémoire du fleuve.
Publié en 1985, récompensé du Prix des libraires, constamment ré-édité depuis, cet ouvrage a une place à part dans la littérature de l’Afrique. Histoire vraie, recueillie par l’auteur, de Jean Michonnet, ce métis myéné du Gabon, partagé entre deux cultures, deux modes de vie – et deux épouses, l’une française, l’autre africaine, ce récit est devenu sous la plume de Christian Dedet un livre passionnant, plein de poésie et d’aventures tragiques ou drôlatiques, mais aussi un témoignage crucial sur la fin d’un monde, celui de la colonisation. Un livre « vécu de l’intérieur », au pouvoir de fascination toujours intact.
L’auteur de ce livre devenu culte viendra, au coin du cantou, nous parler de « son » Afrique et de son expérience littéraire. Un grand moment à ne pas manquer !

Lectures : Margot Marguerite
La rencontre sera suivie d’un repas pris en commun.
Tarifs : 15€/13€ (repas compris)
Réservation conseillée au 06 59 30 94 82

Les ouvrages de Christian Dedet sont disponibles à la librairie Le Livre en fête, à Figeac, partenaire de la rencontre et à la médiathèque de Capdenac-gare



Un p’tit moment de bonheur au coin du cantou

JPEG - 124.9 ko

Samedi 30 novembre, après son assemblée générale annuelle, Les Nuits & les Jours de Querbes invitaient, au coin du cantou, un nouveau duo de jazz, le Ferdinand Doumerc et Florian Demansant Duo.
Nouveau dans cette configuration, mais déjà bien connu des amateurs de jazz, car les deux musiciens forment l’armature du célèbre quartet Pulcinella. Salle comble et particulièrement attentive, on entendait par instant les doigts de l’un voler sur les touches des différents saxos et ceux de l’autre effleurer les touches de l’accordéon. Que dire d’eux ? Créatifs, enjoués, inventifs, profonds, drôles, stimulants… Deux virtuoses qui se connaissent parfaitement et qui prennent un immense plaisir à en donner aux autres. Un des meilleurs concerts entendus au coin du cantou – donnant l’envie de les retrouver bien vite, dans d’autres formations, à l’occasion d’une prochaine tournée dans la région !

Prochain rendez-vous « au coin du cantou » : le 8 février prochain, rencontre avec l’écrivain Christian Dedet, pour « La Mémoire du fleuve », édition Phébus.

JPEG - 154.5 ko
JPEG - 90.4 ko
JPEG - 46.7 ko




Une Assemblée générale en deux temps et deux mouvements !

JPEG - 121.8 ko
Réunion à Paris

Comment réunir les quatre vingt adhérents d’une association, quand ils sont répartis sur tout le territoire national ? En procédant en deux temps : une réunion préparatoire à Paris (le 16 novembre dernier) puis l’Assemblée statutaire à Querbes (le 30 novembre).
Les deux réunions ont totalisé quarante présents, ce qui est bon signe pour la vie de l’association. Il faut dire que le sourire était de rigueur, car même en ces temps difficiles pour les petites structures, le festival et la saison se portent bien. Progression des entrées, retour très positifs sur la programmation et l’ambiance générale, budget équilibré, et reconnaissance de « l’intérêt communautaire » de l’action de l’association… De quoi dire : mission accomplie, passons aux projets pour la saison 2013-2014 et le prochain festival !

JPEG - 153.3 ko
AG Statutaire à Querbes

Après l’approbation du bilan et des comptes, Jean-Paul Oddos présenta le projet « Querbes-Budapest » qui devrait permettre découverte et échange avec de jeunes écrivains et musiciens hongrois. Un projet qui devrait permettre un « retour à Budapest » à l’échéance de 2016. Il dévoila aussi le programme complet de la Saison, qui a fait l’objet d’un dépliant en couleur de belle facture. Après discussions – parfois animées –on procéda au renouvellement du Conseil d’administration et du Bureau.
Puis, à Paris comme à Querbes, on se retrouva, tradition oblige, autour d’un bon repas… avant de laisser comme il se doit la place à la musique.



Apollinaire, au coin du feu…

JPEG - 132.8 ko

Samedi soir, à Querbes, tandis que la tempête soufflait au dehors et que la pluie noyait le paysage, il faisait bon au coin du cantou pour écouter un Franck Assémat inspiré nous livrer sa version de la célèbre Chanson du mal-aimé. Plus qu’un rappel, ce fut une redécouverte pour le public fervent, qui retrouvait avec bonheur l’ambiance toute particulière des veillées de Querbes. A toutes et tous, ce long poème, qui mêle les genres, passe du mélancolique au loufoque, et crée une langue neuve, parut étrangement court… Quelques secondes en suspens, le charme du texte et celui de la voix continuèrent d’agir. Rendez-vous est donné pour le prochain cantou, avec le duo de jazz Demonsant et Doumerc, le samedi 30 novembre prochain.



Coup d’envoi de la nouvelle saison !

JPEG - 19.5 ko

La première date de la saison 2013/2014 au coin du cantou aura lieu le samedi 12 octobre avec le musicien Franck Assemat autour de "La Chanson du Mal-aimé", poème de Guillaume Apollinaire.

La Chanson du mal-aimé fut écrite par Guillaume Appolinaire à la suite d’une déception amoureuse, et publiée en 1913 dans le recueil Alcools. Le jeune poète parcourt un temple déserté par les dieux, où erre l’image de cet amour qui, "à la semblance du beau Phoenix, s’il meurt le soir, le matin voit sa renaissance".

Franck Assémat fait vibrer cet étrange et magnifique poème de sa voix chaude et compose une musique en longues résonnances.
Plus d’infos : Saison 2013/2014



Une 16e édition très réussie !

JPEG - 135.8 ko
La grange comble devant Ichiro Onoe Trio

Les organisateurs des Nuits et Jours de Querbes avaient le sourire, dimanche soir, au moment de la clôture de la 16e édition du festival. Fiers d’avoir tenu jusque-là, malgré une conjoncture défavorable, et heureux d’avoir rencontré un tel public.

En effet, jeudi soir, à Decazeville, ou samedi soir, dans le petit hameau de Querbes, ils s’étaient demandé comment répondre à une telle affluence…

Le prix sans doute d’un long travail, dans des domaines - la littérature, le jazz - qui ne font pas immédiatement recette et qu’on taxe - à tort naturellement - d’élitistes.


JPEG - 168.2 ko
Les 25 enfants présentent leurs oeuvres
JPEG - 178.7 ko
William Noblet, Clara, Elise et les enfants

De cette édition haute en couleur, que retenir immédiatement ? D’abord les ateliers de sculpture pour enfants, qui firent le plein : les 25 enfants et ados présentèrent avec fierté leurs œuvres samedi soir, sous des tonnerres d’applaudissements.

Toute la soirée du samedi, à Querbes, les convives répartis dans les placettes, les chemins, les carrés d’herbe trop exigus, la grange comble, vibrante, les beaux concerts du Didier Labbé Quartet et du trio Onoé, ainsi que l’étonnante prestation du duo Ortie (ou comment jouer au ping-pong avec un piano à queue)…



JPEG - 160.6 ko
orTie - 2013

Mais aussi les cafés littéraires du matin, où, installés à l’ombre, les participants relurent et débattirent du « Contrat social » de Rousseau… ou bien les extraordinaires lectures de deux comédiens inspirés, donnant pour le bonheur de tous vie à des textes oubliés de trois écrivains nordiques…


Que retenir encore ? La présence des élus, du conseil municipal d’Asprières (encore sous le choc de la disparition de son maire), la prestation de l’Orchestre national de Querbes ! Les concerts, les nuits à discuter sous les guirlandes lumineuses, la présence des bénévoles faisant paraître l’organisation comme allant de soi, les dizaines d’enfants, les rires, un petit air d’accordéon venu de nulle part…

Le charme de Querbes, encore et toujours.

JPEG - 249.8 ko
Fabrice Tarel Trio - 2013
JPEG - 253.4 ko
Le café littéraire
JPEG - 332 ko
Jean-Luc Debattice - 2013
JPEG - 183.4 ko
Melquiadès Quartet - 2013
JPEG - 217 ko
Météorites d’Orgueil - 2013





CHANGEMENT DE PROGRAMME !

Le Didier Labbé Quintet ne pouvant pas venir le samedi 10 août à Querbes, le concert de 19h sera remplacé par un Ciné Concert intitulé "Nuit Blanche".

JPEG - 3.4 Mo

Voyage musical et cinématographique, ce ciné-concert propose un programme de courts métrages d’animation de 1921 à aujourd’hui, où images et musiques se taquinent, se bruitent, se poursuivent, se colorent, s’accompagnent dans une aventure poétique, craquante, délicieuse et pleine d’humour. Un dialogue permanent entre la musique et l’image, souligné, ponctué par tout un univers d’effets sonores, de bruitages, venant se coller aux rythmes des images pour mieux les illustrer, les distancier, les habiter, les prolonger… Les musiciens posent une ambiance : une rumba, une mélodie néo-classique, une balade… Plus tard ils se mettent à valser, à tanguer, à virevolter et d’un coup créent un décalage, s’emballent, débordent, oublient le film… reviennent, jouent avec les couleurs et les matières, comme par magie, donnant ainsi une force singulière à l’image qu’ils accompagnent.



Didier Labbé – Saxophone/Flûte
Laurent Rochelle - Sax soprano/clarinette basse
Laurent Guitton - Tuba
Eric Boccalini - Batterie





Querbes voyage à Paris

JPEG - 267.3 ko

L’été arrivant, c’est dans le XVIIIe arrondissement de Paris que se sont retrouvés, le 14 juin, une fois n’est pas coutume, plusieurs écrivains invités ces dernières années par le festival de jazz et littérature Les Nuits et les Jours de Querbes. La librairie « L’Humeur vagabonde » accueillait, en effet, une rencontre sous forme de retrouvailles entre membres organisateurs, écrivains et public parisien. Accompagnés par les improvisations de Franck Assemat au saxophone, lecteurs et auteurs se découvraient, découvraient les dernières œuvres des uns et des autres, pour une fois bien loin des granges aveyronnaises.

Parmi les auteurs, Michel Besnier, Marc Kravetz, Olivier Maulin, Dominique Manotti, Bernard Chambaz, Léonora Miano étaient présents. Aucun d’entre eux n’ayant connu le hameau la même année, la rencontre fut l’occasion de confronter les vécus, les expériences passées des auteurs, témoins de l’évolution et de la maturité qu’a atteint aujourd’hui le festival de Querbes.

Cette rencontre clôturait la saison 2012-13 à la veille de l’été, alors que la 16e édition, qui se tiendra du 8 au 11 août à Querbes, Decazeville et Figeac, approche à grands pas. Intitulée « Rousseau, le nez dans le ruisseau », elle accueillera trois écrivains : Nathalie Peyrebonne, Frédéric Ciriez et Trancrède Voituriez.





Du bon usage du cantou : Cati and me

JPEG - 131.5 ko

« Elle, c’est Cati, et moi, c’est me », ainsi se présente Angus Aird, ex batteur de rock, ex chanteur de rue, solide écossais à la belle voix grave. « Et ce n’est pas une femme à barbe », ajoute Cati, la violoniste en désignant son compère barbu. Le ton est donné : Cati and me, ce n’est que du bonheur. Humour, complicité, magnifique accord des voix et des instruments, vivacité, gravité, émotion… Deux heures de balades musicales des brumes des Hightlands jusqu’aux ports et à leurs pubs eux aussi embrumés…

JPEG - 124.5 ko


Cati and me nous prennent par la main, avec entrain mais aussi infiniment de délicatesse, et quand ils disent « c’est fini », on ne le croit pas, on en redemande : on tire les bancs et les chaises pour danser tous ensemble une dernière polka….
Salle comble samedi à Querbes, chaude ambiance devant le cantou rougissant : Querbois de toujours ou Querbois d’un soir, ils ont été nombreux à partager les mélodies celtiques et quelques bocks de bière rousse. Et les organisateurs de ce « cantou » des Nuits & Jours de Querbes avaient le sourire.

La prochaine date de la saison, le 14 juin, sera… parisienne (Rencontre à la librairie l’Humeur vagabonde) avant le grand retour du festival, du 8 au 11 août prochain !





Pour sa prochaine soirée au coin du cantou, l’association invite le duo de musiques celtiques CATI AND ME le samedi 6 Avril à 21h00.
Ce duo franco-écossais vous embarquent pour un voyage du Kerry aux Iles Shetland. A bord, jigs toniques, reels endiablés, polkas enlevées, valses tendres, chansons festives ou sentimentales…
Après plus de 200 concerts, Cati & Me sont toujours aussi rafraichissants que la bruine aux falaises de Moher, aussi surprenants que l’aube sur les Hébrides et aussi chaleureux qu’un verre de whisky devant un feu de tourbe en hiver !
Entrée : 10€/8€(tarif réduit)



Poésie vivante au coin du cantou !
9 février 2013

JPEG - 86.3 ko

Avez-vous déjà entendu des poèmes écrits pour accompagner la musique heureuse et grave de Schubert ? Avez-vous eu la chance d’entendre le récit de leur composition par leur auteur, au coin du cantou, tandis que la neige tombe dru sur les causses environnants ? Avez-vous déjà rencontré le fondateur et directeur du Printemps des Poètes, cette manifestation internationale qui célèbre la poésie contemporaine ? Les spectateurs de la rencontre ce samedi à Querbes, avec le poète Jean Pierre Siméon, ont savouré cette chance là, ce bonheur même, tout au long de la soirée.

Les lectures par Henri Robert de son dernier ouvrage, Le Traité des Sentiments Contraires se sont accompagnées d’une discussion sur la poésie comme arme subversive, pourfendeuse de la langue dominante, et accessible à tous et toutes. Jean Pierre Siméon a revendiqué une poésie redonnant à la langue son rôle complexe, que chacun doit et est capable de manier. Une poésie comme défense du collectif.

JPEG - 127 ko

Le poète avait rencontré dans la journée les enfants de l’école d’Asprières qui préparaient de longue date en classe son arrivée, apprenant des textes issus de sa série de recueils des « Poèmes pour Grandir », parus aux éditions Cheyne, puis composant leurs propres vers. Jean Pierre Siméon, après avoir répondu à leurs questions pleines de curiosité sur le « métier de poète » et devant un public de parents conquis, leur a vivement conseillé de continuer à pratiquer et lire la poésie, « seule littérature que l’on n’ait pas forcément besoin de comprendre pour apprécier ». Une rencontre inédite où le poète a confié aux enfants sa passion, et leur a demandé en retour de ne pas perdre l’émerveillement devant le monde, d’en chercher les mystères, puis de les raconter. En prose, ou en vers.

La prochaine soirée « au coin du cantou » aura lieu le 6 avril à Querbes ; elle sera consacrée à la musique populaire d’Ecosse et d’Irlande, avec le duo « Cati and me ».



JPEG - 145.3 ko
Didier Petit © Diane Gastellu 2012



Nous vous invitons à lire le compte rendu du festival 2012 par Diane Gastellu sur le site Citizen Jazz !!!






Le festival de Querbes en route vers une 16ème édition

JPEG - 141.4 ko

Samedi 8 décembre, l’association tenait son assemblée générale annuelle. Cette assemblée avait été précédée d’une réunion préparatoire à Paris le 1 décembre. C’est au total plus de quarante adhérents qui ont pu suivre les travaux et donner leurs avis.

Le président Jean-Paul Oddos a d’abord présenté les bilans de la saison passée et de la quinzième édition du festival. Une édition particulièrement réussie tant au niveau de la fréquentation (1800 entrées, soit 10% de mieux que l’année précédente), que de la programmation. L’organisation méticuleuse, la participation d’un nombre accru de bénévoles (dont une équipe de jeunes très motivée), le soutien sans faille des services techniques d’ Asprières, de Capdenac, de Decazeville, de Figeac, et une météo clémente, avaient permis un déroulement sans accroc. Au plan financier, malgré une baisse notable des subventions, l’association, grâce à une gestion rigoureuse des dépenses et des contributions spontanées a évité le pire…

Le président a ensuite présenté la saison 2012/2013. Inaugurée en Octobre par l’écrivain Caryl Ferey, elle se poursuivra le 9 février avec le poète Jean Pierre Siméon, invité pour une rencontre au coin du cantou , celle-ci étant précédée d’un « goûter littéraire » avec les enfants de l’école d’Asprières. Un concert est prévu le 23 Mars et une autre rencontre le 5 Mai. Une résidence avec l’écrivain algérien Boualem Sansal est également programmée fin juillet, en partenariat avec la librairie Le Livre en Fête et les associations Africajarc et Lire à Figeac.

L’association travaille actuellement sur la 16ème édition du festival (du 8 au 11 août 2013) qui promet déjà une programmation riche, jeune et innovante. Cette édition sera marquée par un projet de performance autour d’un vieil autocar aménagé en salle de spectacle, rapprochant les lieux, mélangeant les genres et les âges autour d’une parade littéraire et musicale…
L’assemblée s’est terminée comme il se doit par un dîner amical devant le cantou, agrémenté de quelques lectures (Henri Robert, Claude Marcoux, Margot Marguerite).



CARYL AU COIN DU CANTOU

Les romans (très noirs) de Caryl Ferey nous emmènent au fil des pages au bout du bout du monde, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du sud, en Argentine, entre Buenos-Aires et Cordillères des Andes, sur les traces des Maoris, des Zoulous ou des tout derniers indiens Mapuche.
Et l’auteur, pour un soir, avait fait escale à Querbes, au coin du cantou. Qui allions-nous rencontrer ? le globe-trotter, l’ethnologue, l’écrivain militant, l’auteur de best-sellers, célébré par la critique, adulé par ses lecteurs ?
Voyageur, oui, depuis l’adolescence, écrivain méticuleux allant puiser ses sources auprès des acteurs eux-mêmes, homme engagé, sans le moindre doute, que l’injustice et la violence exaspèrent, oui encore – et tout cela avec une franchise et une simplicité presque déconcertante…
Devant un public conquis, Caryl Ferey raconta sa vie de cancre au collège, sa découverte de la littérature à travers Philippe Djian, ses premiers voyages pour fuir son village breton au milieu de nulle part, sa découverte fortuite des Maoris, gardiens de boîtes de nuit où il retrouvait ses copains… en Nouvelle-Zélande !
Le verbe facile, drôle, incisif, Caryl se raconta en racontant ses livres, ses rencontres, ses colères, ses émerveillements… feu-follet déroutant parfois, passant de l’humour à la gravité, l’écrivain sut établir en quelques minutes un contact presque magnétique avec ses lecteurs… les textes de Mapuche, son dernier roman, furent servis par la magnifique voix de Margot Marguerite, comédien mais aussi auteur de romans noirs.
Dans la douceur de l’automne tardif, on partagea la soupe (une création comme à chaque soirée) et quelques verres de vin, jusqu’à bien tard dans la nuit. De quoi faire rêver habitués et nombreux nouveaux venus à cette Rencontre…

Prochain rendez-vous au coin du cantou : le 9 février, avec l’écrivain et poète Jean-Pierre Siméon.

JPEG - 96.1 ko
JPEG - 170.7 ko
JPEG - 107.2 ko
JPEG - 121.6 ko


Après l’avis de grand soir, des lendemains qui chantent ?

JPEG - 190.4 ko
JPEG - 67.5 ko




Mémorable anniversaire pour le festival encore adolescent, puisqu’il fêtait ses 15 ans cet été ! Le ton était donné dès l’ouverture, à Decazeville, avec 400 personnes massées pour le premier concert donné par Vrak’trio et les amateurs de la Lyre decazevilloise. Une ambiance qui ne s’est pas démentie sur 4 jours, puisque le festival enregistre une progression du public de 10% par rapport à l’an dernier.




JPEG - 210.5 ko
JPEG - 173.5 ko

Public nombreux, public attentif, public ravi même s’il fut parfois un peu déconcerté par telle ou telle audace de la programmation. Mais un avis de grand soir méritait bien les accents pimentés de Cordcore, d’Alfie Ryner ou de Franck Dadure… A tendre l’oreille pour guetter les réactions du public après les lectures, les rencontres ou les concerts, c’est un refrain qui revenait souvent : « ça, c’est Querbes ! » - comme si la marque de fabrique était bien là, dans la grange bondée, à l’écoute passionnée, dans l’étable comble, aspirant la parole des lecteurs, au long des grandes tables alignées sur l’herbe, sous les guirlandes lumineuses, dans la mousse des demis pression, dans la course soudaine d’une meute d’enfants, dans les verres qui trinquent…


JPEG - 69.1 ko
JPEG - 147.2 ko

Même s’il y a eu quelques bémols, comme le concert du prometteur trio le Free du Hasard à l’ASPIBD, ou la soirée à Capdenac, moins suivie que l’an dernier – mais un autre festival programmait un concert le même soir - les 1800 festivaliers de cette édition ont eu l’impression que « Querbes était bien dans Querbes ».
Chacun, comme d’habitude, a eu son coup de coeur : le magnifique trio réuni autour de Louis Petrucciani (le frère ainé d Michel), l’époustouflant Cordcore et l’impro sublime de Julie autour du Temps des cerises, le violoncelle en totale liberté de Didier Petit, la lecture de Jehan Rictus, Louise Michel et Rosa Luxemburg donnée par un trio de comédiens en verve, la voix vibrante de Sarah, chantant en plein air a capella, la présence amicale et attentive des écrivains, ou l’incroyable flûtiste Etienne Leconte, dirigeant avec la souplesse d’un chat l’Orchestre national de Querbes….

JPEG - 197.7 ko

Et puis, tout le village réuni le samedi pour le vin d’honneur de la mairie d’Asprières, le soleil généreux, la formidable équipe de bénévoles dont le plus âgé a 22 ans, les retrouvailles des « anciens » et le sourire des nouveaux, quelques jours et nuits bien rares – que les perspectives budgétaires assez sombres (comme la suppression des aides du Ministère de la Culture) ne parviennent pas à ternir.

Fort du soutien des élus, et des encouragements des « fans », les organisateurs de Querbes y croient… la belle aventure ne peut s’arrêter là.

JPEG - 85 ko
JPEG - 182.6 ko
JPEG - 115.8 ko
JPEG - 143.7 ko
JPEG - 89.9 ko






Venir, à Querbes
c’est en avoir entendu parler, déjà. Par un Lilian Robin (Tripalium, il faut lire Tripalium) enchanté de son séjour, qui décrivit tant et plus concerts, conversations, lumières du soir, et surtout cette impression rare, de se sentir si vite, si bien.
C’est, alors qu’on n’habite pas vraiment loin, prendre trois trains qui, par les voies impénétrables de la SNCF et de la nature rétive (le transit par Roubaix, venant de Montpellier, fut évité de justesse), creusent un drôle de trajet en triangle, sans pour autant revenir en case départ. D’ailleurs le dernier train n’en est pas un, c’est un wagonnet, une charrette, une esquisse, où le contrôleur ne vous contrôle pas – il vous parle.
Puis c’est la grande et vieille maison en pierres nichée, chantournée, truffée de pièces mystérieuses et d’alcôves clandestines, c’est l’odeur du bois, des livres, et de la fumée, qui ne part jamais, heureusement. Du vert tout autour, des enfants partout, des tartines abandonnées, des bénévoles groupés, ados, adultes, affairés, et enfin une chambre claire, ouvrant loin la vue, du vert, du ciel et des moutons. Où l’on se dit que l’on écrirait bien là, sur le petit bureau ciré, dans la douceur des conversations qui montent – mais qu’on ne sera pas assez disciplinée cette fois-ci, il y a tant à voir et à écouter.

Que le festival commence, donc. C’est le temps qui s’interrompt ou plutôt s’augmente, à partir de là - quand on repartira, cinq jours plus tard, on sera bien étonnée que le monde du dehors existe encore. Vrac de notes et d’images et d’éclats, en plein air dans un amphithéâtre ou un parc, dans le musée de la mine, sur une placette de bourg, dans la grange, ah, les concerts dans la grange, être si retiré et tellement au cœur, pourtant. Traverser avec Oriol Roca toute la vie, dissonante et incarnée, d’un homme, s’étirer avec Didier Petit élastique sur son violoncelle violenté, se laisser prendre par le Vrak Trio et le répondant de l’Orchestre National de Querbes, assauts sonores, tous ont gagné.
Et puis, rencontrer, rencontrer le public. Trois rencontres de suite, aucune ne se ressemblera, les questions se creuseront, le public s’enhardira.
Rencontrer les comédiens et les écouter lire, lire nos textes, mais aussi ceux des intègres aînés : y trouver force. Rencontrer les autres auteurs, invités, de passage, partager lectures enthousiasmes et conspuer aussi (ce qu’on peut être mauvaise langue), rire, beaucoup. Rencontrer les organisateurs, les bénévoles, et, avec le partage des repas, et l’invaincue buvette, toujours trouver avec qui boire et rire. Dormir peu et pourtant être parfaitement éveillée. Le dernier soir, organiser même un obscur procès où chacun joue un rôle, argumente absurdement, mentionne brebis menacées par feux d’artifice, soupçonne mille préméditations, et terminer avec l’allocution émue de Jean-Paul, debout sur la table, pendant que Katrin traduit aux allemandes tablées, couvrant à peine les esclaffés.

À Querbes, personne ne m’a assise derrière une table à dédicaces où je devrais expliquer aux gens où sont donc les toilettes. Personne n’a posé la question : et sinon, vos livres, ils s’inspirent de votre vie ? (Pitié). Personne ne force à rien faire, ce qui fait naturellement qu’on ne veut rien rater.
Surtout, dans chaque moment, avec chacun passé, il n’y avait pas d’inutile. Parler avec celui qui fait faire des sculptures de sept tonnes aux enfants des banlieues. Avec celle qui toujours debout veut faire lire ses élèves de lycée pro. À celui qui a enfin obtenu son temps partiel et qui travaillera moins pour vivre mieux. À tous ceux-là qui ont créé et fait vivre ce festival, qui y viennent en fidèles et en amis, et qui résistent, pour découvrir et faire lire, entendre et partager, questionner et recevoir, continuer à s’engager.

Tatiana Arfel




En pleine préparation du festival, l’association Les nuits & les jours de Querbes annonce déjà la prochaine "Rencontre au coin du cantou" qui aura lieu le samedi 20 octobre avec l’écrivain CARYL FEREY.

JPEG - 34.2 ko

Caryl Férey a grandi en Bretagne, une terre qu’il aime pour ses côtes déchiquetées, ses concerts dans les bistrots et ses tempêtes. Grand voyageur, il a parcouru l’Europe à moto, puis a fait un tour du monde à 20 ans. Il a notamment travaillé pour le Guide du Routard.

En 1994, paraît chez Balle d’Argent son premier roman Avec un ange sur les yeux. Il sort la même année son premier polar, puis quatre ans plus tard le très remarqué Haka. Il écrit aussi pour les enfants, pour des musiciens, le théâtre et la radio. Il se consacre aujourd’hui entièrement à la littérature.
Il a obtenu le Prix SNCF du polar 2005 pour Utu et le Grand prix de littérature policière 2008 pour Zulu.
Avec son dernier roman Mapuche, publié aux éditions Gallimard (série noire) en Avril 2012, Caryl Férey nous entraîne dans une Argentine traumatisée tant par la barbarie des militaires que par le cynisme des profiteurs de la crise économique. D’une plume âpre, inspirée, il signe un polar à la fois poignant et très documenté.




L’association Les Nuits & Jours de Querbes prépare la 15ème édition du « plus petit des grands festivals de jazz » qui se déroulera du 9 au 12 août. Le festival voyagera de Decazeville à Capdenac-Gare, fera escale à Figeac et terminera son périple à Querbes (commune d’Asprières). Un festival sur le pré, dans un hameau rural – mais loin de toute nostalgie et de tout folklore… bien au contraire, un festival ouvert sur le monde contemporain et sur la création.

Ce sera particulièrement vrai pour cette édition anniversaire dont le thème « Avis de grand soir » interrogera les aspirations et les révoltes des jeunes d’aujourd’hui. Place donc à des artistes et des groupes innovants, repoussant sans cesse les limites du jazz et le rendant par là même toujours d’avant-garde : Cordcore (jazz-rock acoustique), Franck Dadure The Fakir (électro jazz), Alfie Ryner (jazz batailleur et slammé), Oriol Roca et Agnès Pancrassin (impro batterie et danse), Vrak’trio (impro jazz inspirée), Le Free du Hazard Trio (jazz en toute liberté…), Un Chat Dans La Table De Nuit (musique et lecture pour enfants) - ces jeunes formations vont cotoyer à Querbes des musiciens aguerris comme Didier Petit, l’étonnant violoncelliste ou le trio Petrucciani Daroux Schiavone, cultivant un jazz poétique et puissant.

Ce sera aussi le croisement entre musique et littérature, avec la présence de plusieurs écrivains (Dominique Manotti, Mathieu Larnaudie, Franck Magloire et Tatiana Arfel) ; l’organisation d’une masterclass pour les jeunes musiciens de la région, confrontés dans leur apprentissage aux musiciens et aux musiques d’aujourd’hui ; la programmation de deux spectacles jazz et lecture pour les enfants ; enfin – et comme toujours - l’ambiance particulière de Querbes, odeur de paille, vin rouge et nuits étoilées !

Billetterie auprès des Office de tourisme de Figeac et Capdenac à partir de juillet. Conditions spéciales pour les Comités d’entreprises.




Le premier tango a Querbes…


Affluence des grands soirs, samedi au coin du cantou, pour accueillir La Mala Cabeza, deux virtuoses du tango et de la bonne humeur. Les deux compères, se présentant tour à tour comme Argentins (et tout droit sortis des geôles du pays, comme il se doit) puis d’Urugay (prononcez Ourou-gouaille »), puis de Panama (comme le chapeau), puis… trafiquants de cigarettes, ont su faire évoluer tous les codes tragiques du tango vers le rire, en conservant la grandiloquence, la pose, le geste, la fine moustache et l’oeil humide – et un talent musical tout à fait séducteur… C’est à deux comédiens complices et parfaitement rôdés (Paco alias Appolino, le bel argentin rouleur de mécaniques, Florian alias Marcellino, le clown tragique, buveur de lait de soja), mais aussi aux impeccables interprètes du tango (de répertoire mais aussi de création) qu’allèrent les vivats et les demandes de rappel – également aux danseurs qui s’emparèrent d’un coin de plancher pour glisser quelques pas déterminés… C’est un voyage heureux qui a été proposé ce soir là au public – voyage que beaucoup ont souhaité reprendre le plus vite possible !

JPEG - 162.8 ko
JPEG - 139.7 ko
JPEG - 81.5 ko
JPEG - 137.8 ko
JPEG - 151.4 ko
JPEG - 152.6 ko
JPEG - 96.3 ko





Récits de voyage par temps sibérien…
Mathias Énard au coin du cantou

C’est par un froid digne des grands plaines orientales que nous avons accueilli l’écrivain Mathias Énard - lui dont le dernier ouvrage est justement un récit écrit à bord du Transibérien, entre Moscou et Novosibirsk… Mais le temps de passer la porte, de s’installer près du cantou rouge de braises, la glace était largement fondue. Il faut dire que le succès public et les prix les plus prestigieux n’ont pas changé l’écrivain : venu en ami et non en vedette, Mathias Énard a montré qu’on pouvait s’interroger sur la violence dans l’Histoire et pratiquer la joie de vivre…
A la suite des lectures d’Henri Robert sur des textes très sombres extraits de "Zone", Mathias Énard a voulu redonner une dimension plus modeste à l’écrivain, celui de témoin très documenté, s’appuyant presque par jeu sur le texte de l’Iliade pour structurer son roman.
Cette modestie du propos n’enlève rien à l’ampleur de l’oeuvre et à une de ses qualités majeures, celle d’adopter un point de vue différent du nôtre… qualité dont pourrait bien s’inspirer un ministre de l’Intérieur jugeant les civilisations…
Les lectures et les échanges avec Mathias Énard furent ponctuées d’interventions musicales de Raphaël Bord, utilisant un instrument très original, le Thérémine, une création d’un musicien russe dans les années 20, faisant appel aux ondes électro-magnétiques.
La soirée s’est poursuivie par le partage d’une soupe selon une "ancienne recette serbe", un nouveau petit concert et des échanges qui se sont poursuivis bien tard devant le cantou…


Prochain rendez-vous à Querbes le 31 mars pour un "spécial tango" revisité par le groupe La Mala Cabeza.



Mathias Enard au coin du cantou le 4 février : Parlez nous de batailles, de rois et d’éléphants ?


La venue de Mathias Enard à Querbes le 4 février prochain est un événement : celui que les Nuits & Jours de Querbes avait accueilli en 2004 (en collaboration avec Derrière le hublot) n’était encore qu’un jeune écrivain inconnu, dont le premier roman La Perfection du tir avait surpris la critique par la maîtrise du récit et la terrible noirceur du propos. Ce roman révélait aussi une personnalité et un parcours hors du commun : né à Niort en 1972, Mathias étudie l’arabe et le persan à l’INALCO (« langues O ») et publie des poèmes illustrés par son ami Thomas Marin. Il suit un reportage à Beyrouth en pleine guerre du Liban (il en tirera la matière de la Perfection du tir), part étudier le pharsi à Téhéran, séjourne en Egypte, en Syrie, à Damas où il rencontre le poète palestinien Marmoud Darwish, puis dans un village du sud du pays, à Téhéran encore à l’Institut français. Entre temps, il est pensionnaire à la Villa Médicis. Il publie les traductions de plusieurs auteurs perse ou arabe.

Après La Perfection du tir qui attire l’attention sur lui, il publie un second roman (Remonter l’Orénoque), puis un ouvrage burlesque (Le Bréviaire des artificiers, une charge contre le terrorisme) et, en 2008, un roman tout à fait singulier : Zone . En une seule phrase de 500 pages, il suit les souvenirs d’un ancien agent de renseignement au long d’un voyage nocturne, en train, entre Milan et Rome. Fresque terrible dans laquelle remontent les épisodes d’un « envers de l’Histoire », de notre histoire récente, où bourreaux et victimes, héros et criminels se côtoient dans une ensorcelante danse d’amour et de mort. Entreprise follement ambitieuse et parfaitement maîtrisée, cette œuvre met au premier plan le jeune écrivain. Salué par la critique comme le meilleur roman de l’année, l’œuvre obtient en 2009 le Prix du Livre-Inter. Il est immédiatement traduit dans de nombreuses langues.

Après cette œuvre aux tonalités sombres, Mathias surprend tout le monde en publiant en 2010 un court récit historique ou pseudo-historique, qui se déroule dans la Constantinople du 16ème siècle (Istanbul aujourd’hui) au moment où l’empire turc est au sommet de sa puissance : Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants. Toujours très documentée, l’œuvre ne ressortit en rien d’un orientalisme à la Pierre Loti : elle parle des tourments de la création et de la passion amoureuse, de l’art, de la tolérance religieuse et politique. Le roman a reçu le Prix Goncourt des lycéens en 2010. M. Enard a publié en février 2011 un récit intitulé L’alcool et la nostalgie.

Mathias Enard réside depuis quelques années à Barcelone où il enseigne à l’Université l’arabe, le persan et la traduction – quand il ne voyage pas dans le monde entier pour présenter ses ouvrages. Toutes ces sollicitations et ce succès public ne l’ont pas changé : plutôt réservé, il préserve de façon stricte sa vie privée et son temps de travail et d’écriture. Nous lui sommes d’autant plus reconnaissant d’avoir accepté immédiatement notre invitation d’une simple phrase : « j’ai toujours rêvé d’une rencontre au coin du cantou ».

Pour cette Rencontre, le nombre de places étant limité, il sera prudent de réserver au 06 59 30 94 82.
Plus d’infos ici !

BIBLIOGRAPHIE :

JPEG - 19.1 ko
La perfection du tir - 2003
JPEG - 97.3 ko
Remonter l’orénoque - 2005
JPEG - 20 ko
Bréviaire des artificiers - 2007
JPEG - 47.8 ko
Zone - 2008
JPEG - 55.1 ko
Parle leur de batailles...- 2010
JPEG - 20.1 ko
L’alcool et la nostalgie - 2011




Jean-Luc Debattice au coin du cantou : la littérature portée jusqu’à l’incandescence


Il faisait chaud au coin du cantou, samedi soir : chaleur de l’âtre et chaleur des mots portés par un comédien au sommet de son art.
De Jean-Pierre Brisset à Thomas Bernhard, en passant par Artaud, Prévert, Danilo Kiš, Benjamin Peret, les auteurs ont été à la fête et les témoins de la performance particulièrement ravis.

Lecteur et aussi comédien, Jean-Luc a su arracher d’immenses éclats de rire ou au contraire nous donner la chair de poule, en passant du délire verbal de La Grammaire logique ou de Jardins, cendres aux terribles Lettres de Rodez d’Antonin Artaud.

Puis, après une pause, pour revenir sur terre, Jean-Luc nous a offert une autre face de son talent, celui d’auteur-compositeur-interprète, avec quelques unes de ses dernières chansons, poétiques et le plus souvent emplis d’ironie féroce.

On se souviendra aussi de l’intervention surprise de Jean-Luc Debattice, le matin sur le marché de Capdenac. Intervention initialement prévue dans le calme de la bibliothèque et transportée, vue la faible audience, sur la place publique…
On retrouvera très sûrement, avec le même plaisir, le comédien belge lors de la prochaine édition du festival, entre le 9 et le 12 août 2012.

Le prochain invité « au coin du cantou » sera le jeune romancier Mathias Enard, Prix du Livre inter en 2009 et Prix Goncourt des lycéens en 2010. Ce sera le 4 février, une soirée en partenariat avec Le Livre en fête.




Querbes : le tempo est donné pour la saison !

Pour un nouveau «  Jazz around the cantou », les Nuits & Jours de Querbes avaient invité samedi 12 novembre un trio de formation toute récente, même s’il réunissait des musiciens confirmés : Christophe Haunold, au clavier, Phil Rooster à la basse et Didier Fornili à la batterie. Aux trois complices s’était joint Philippe Braquart, au saxophone, pour un voyage nouveau et des horizons inattendus. Un temps de mise en route pour cette formation qui cherche encore ses marques, puis un second set tout à fait affranchi, chaque soliste se lâchant, pour le plus grand plaisir du public. Prise de pouvoir indispensable et bien en accord avec le propos du « trio-quartet » CH2. Une ligne harmonique proposée par le pianiste compositeur, reprise, testée par ses compères, puis travaillée, hâchée menue même, « explosée » diraient certains, jusqu’au paroxysme et puis, gentiment, ré exposée comme une comptine, une ballade.

Le cantou était plein à craquer ce samedi, quelques enfants attentifs s’ étaient glissés entre les bancs et les chaises. Belle soirée de novembre à Querbes, prolongée autour d’une bière ou d’un verre de vin, jusqu’à tard dans la nuit.
Prochains rendez-vous le samedi 10 décembre, à 20h30, autour du comédien, lecteur et chanteur Jean-Luc Debattice, pour une soirée de littérature explosive – et samedi 4 février, avec la rencontre d’un des écrivains les plus prometteurs de la littérature française, Mathias Enard, Prix du Livre Inter en 2010.

JPEG - 153.4 ko
JPEG - 114.2 ko
JPEG - 78.5 ko



Querbes à l’heure roumaine

Le temps d’une masterclass, le célèbre groupe de musiciens roumains Nadara Gypsy Band est venu « à accorder ses violons » avec les différents pupitres de la Banda d’Auvergne et de la Lyre decazevilloise. En tournée dans toute l’Europe, avec une escale au festival des Vieilles charrues à Carhais, Nadara a fait étape deux jours dans le hameau de Querbes pour découvrir le groupe de musiciens amateurs et préparer les concerts de cet été, dans le cadre du 14ème festival de Querbes. Les jeunes (et moins jeunes) musiciens de Capdenac, Figeac et Decazeville étaient, ils l’avouaient, un peu inquiets à l’idée de se confronter avec les maîtres de la musique tzigane. Mais les « maîtres » ont su se montrer attentifs, pédagogues et surtout ont su communiquer l’extraordinaire joie de jouer qui les habite dès qu’ils s’emparent de leur violon, brasch ou cymbalum. La leçon était musicale, certes, mais aussi humaine.
Toute fatigue oubliée (Nadara se déplace de nuit d’un concert et souvent d’un pays à un autre), les sept musiciens et musicienne (Alexandra, accordéon et chant, le leader du groupe) ont montré comment la musique, jouée ici à un rythme endiablé puis à une majestueuse lenteur, peut transfigurer, rendre léger et dansant, transporter sur une autre planète…
Il y eu peu de mots échangés entre les 35 musiciens amateurs réunis à Querbes pendant trois jours et les Nadara, mais la musique et le respect circulèrent entre les uns et les autres… et Laurent Guitton démontra une fois encore son extraordinaire talent de « passeur »… Après les séances de travail qui se terminèrent parfois bien tard dans la nuit, tous les musiciens et les organisateurs du festival se retrouvèrent autour de longues tables dressées sous les arbres.
Beaucoup de rires, beaucoup d’émotions et un avant-goût des Nuits et des Jours de Querbes, version 2011 !

On retrouvera le Nadara Transylvanian Gypsy Band, accompagné du « Grand taraf de Querbes » le 12 août à 20h30 à Capdenac-gare, Parc de Capèle, puis le lendemain 13 août, à 11h à l’amphithéâtre de plein air, près de la Mairie de Decazeville.



Dans le cadre de "L’autre Festival Derrière Le Hublot", l’association Les Nuits & les Jours de Querbes organise un rendez-vous avec MARC KRAVETZ : Le printemps des peuples arabes, le samedi 11 Juin à 14h00 au parc de Capèle (Capdenac-Gare).

Marc Kravetz est normalien et agrégé de philosophie. Il s’engage dans l’aventure du quotidien Libération, auquel il collabore pendant vingt ans comme grand reporter. Il couvre la plupart des conflits du Moyen-Orient, guerre du Liban, conflit israélo-palestinien, révolution iranienne. Il reçoit, pour ses reportages, le prix Albert-Londres.

Depuis 2003, il collabore aux Matinales de France-Culture. Ses Portraits d’un jour, qui saisissent la vie quotidienne de héros ordinaires, d’un bout à l’autre de la planète, révèlent un écrivain attentif à tous ceux qui ne font pas la « une » de l’actualité.
Marc Kravetz, observateur engagé, est un des meilleurs connaisseurs des pays arabes. Cette connaissance érudite des pays, des peuples, des systèmes de pouvoir, lui permet de porter un regard attentif et lucide sur le « printemps des peuples arabes »

Ce rendez-vous avec Marc Kravetz est organisé avec la complicité de l’association Derrière Le Hublot, avec l’ambition d’être un temps de rencontre pour décoder et comprendre l’actualité du monde, en même temps qu’une occasion d’échanger et de partager des savoirs.

A l’ombre des arbres tricentenaires, en buvant un café, c’est une pause studieuse et réflexive qui vous attend.

Publications de Marc Kravetz

2009 : Portraits d’animaux, 50 histoires pour un bestiaire, les Editions du Sonneur

2008 : Portraits du jour, 150 histoires pour un tour du monde, les Editions du Sonneur Obama : petite encyclopédie, Dalloz

2003 : Armand Gatti, Editions Jean-Michel Place

1982 : Irano nox, Editions Grasset

1968 : Avec la collaboration de R. Bellour et A. Karsenty : L’insurrection étudiante, ensemble critique et documentaire, UGE, 10/18

Durée : 1h30
Tarif : Gratuit

"L’autre Festival Derrière Le Hublot" a lieu le samedi 11 Juin et le Dimanche 12 Juin à Capdenac-Gare. Plus d’infos sur www.derriere-le-hublot.fr




Querbes, le coeur en Vrak…

Affluence des beaux soirs, autour du cantou de Querbes, pour le trio sinon insolite mais clairement novateur formé par Etienne Lecomte (flûtes), Laurent Guitton (tuba) et le batteur catalan Oriol Roca… trois interprètes exceptionnels qui ont d’abord improvisé, se cherchant, s’appuyant, s’esquivant dans de longues mélodies tour à tour aériennes et terrestres, littéralement dé-routantes, mais invitant à un voyage sur d’autres chemins… puis le chant presque susurré, semé de ruptures, de saccades, de silence, a pris de l’ampleur et de la puissance rythmique, roulant comme un torrent des Pyrénées… le public, oreilles aux aguets, yeux souvent fermés, s’est senti emporté par cette soudaine montée des eaux et cet accord puissant entre les souffles et la rythmique. Trois rappels pour le trio et une évocation roumaine, en préfiguration du rendez vous de l’été… et puis de longs échanges entre les musiciens et les spectateurs, comme il est de coutume à Querbes, un verre de bière à la main et la musique encore plein le coeur.

Prochain rendez-vous le 14 mai, à 19h pour une rencontre avec l’écrivain Christian Garcin (Des femmes disparaissent, Verdier, 2011), la flûtiste Aurore Dyé et le lecteur Henri Robert.



FESTIVAL 2011 : "Reconduites à la frontière"
Invitée d’honneur : La Roumanie

Découvrez le PRÉ-PROGRAMME 2011



RENCONTRE AVEC FRANZ BARTELT (05 Février 2011)

Les étoiles dans le ciel dégagé, de grandes flammes dans le cantou, une salle comble, dans un silence attentif, l’horloge qui comptait ses coups, une odeur flottant depuis la cuisine… un écrivain au regard malicieux, un comédien trouvant la juste intonation pour jongler avec les mots de l’autre, un musicien multipliant les instruments… tous les ingrédients d’une belle rencontre et quelque chose de plus qui fait que la magie opère et que le temps s’arrête : bien sûr les mots de cet écrivain, qui prétend écrire à la vitesse où poussent les champignons, cet écrivain méticuleux qui n’oublie pas qu’il fut plus de vingt ans ouvrier papetier, soumis aux 3 huits, cet écrivain proche de la parole des gens les plus humbles, les plus ordinaires et qui, de ce matériau aussi brut et aussi élémentaire que la pâte à papier, sait tirer des moments de poésie comme des moments de franche rigolade. Tour à tour émouvant, polémique, tendre, rieur, Franz Bartelt, « homme-d’écriture » qui avoue rejoindre chaque matin, avant l’aube, son petit bureau et se contenter de ce qu’il voit par sa fenêtre, une petite rue, Nouzonville dans les Ardennes, a su, sans phrase, sans effets, faire vivre cette rencontre et nous donner, tout simplement, un petit moment de bonheur.
La Rencontre, proposée par Les Nuits & les Jours de Querbes, en collaboration avec le Livre en fête, réunissait Xavier Vidal (au violon, à la cabrette et à l’accordéon) et Henri Robert pour les lectures.

PNG - 1.3 Mo
JPEG - 4.7 Mo
PNG - 1.9 Mo
JPEG - 4.7 Mo




Oh, quel jazz !

PNG - 827.9 ko

Querbes, 11 décembre : ce n’était pas l’affluence habituelle ce samedi, devant le cantou, pour le concert du Trio The Big Moe. Quel superbe moment de musique nous ont offert cependant les trois jeunes musiciens (l’aîné vient d’avoir vingt ans !) : un jazz qui puise aux racines, comme dans cet hommage à Oscar Peterson, rythmé, aux mélodies puissantes, mais toujours jouées dans la retenue, dans l’échange, dans l’équilibre ! Le piano d’Amaury Faye, un peu heurté et dominateur dans leur premier enregistrement n’hésite plus maintenant à s’effacer par moments, laisser entendre les jeux subtils de Pierre Ardré, qui sait envelopper le son de sa batterie, l’écouter lui-même comme s’il s’en amusait, et de Louis Navarro, qui sort souvent de sa discrétion de contrebassiste pour mener le jeu avec autorité. Des figures musicales déjà très maîtrisées alors qu’on aurait pu attendre une fougue un peu brouillonne… Le public a salué cette belle qualité en rappelant trois fois les musiciens… Chaque set avait été ouvert par une courte lecture, discrètement appuyée par les instrumentistes : Margot Marguerite lut une nouvelle qu’il avait écrite pour l’occasion, l’écrivain retrouvant un moment son habit de comédien. Puis Henri Robert donna un extrait de l’Age d’homme, de Michel Leiris, où celui-ci raconte comment le jazz, celui des années 20, provoqua chez lui une passion pour l’Afrique et fut à l’origine de sa carrière d’ethnologue.

PNG - 1.6 Mo


Jazz around the cantou, dans le craquement des bûches et le partage d’une musique diablement vivante !



JPEG - 124.5 ko
Laurent Guitton © Diane Gastellu 2010



Nous vous invitons à lire le compte rendu du festival 2010 par Diane Gastellu sur le site Citizen Jazz !!!






RENCONTRE AU COIN DU CANTOU du 6 Novembre 2010 avec Pierre-Eugène Leroy, Olivier Pons et Ali Guentas P-E. Leroy et O. Pons par Gilles Faltrpet
Comment la sagesse vint aux filles ? C’était la question posée par Pierre-Eugène Leroy, maître de conférence au Collège de France, samedi soir, près du cantou de Querbes. Soirée chaleureuse où quarante personnes s’étaient retrouvées devant un bon feu de bûches pour écouter l’historien narrer avec érudition mais aussi avec verve et humour la vie de Françoise d’Aubigné, fille pauvre, devenant par l’affirmation d’un caractère et d’une sagesse hors du commun, sous le nom de Madame de Maintenon, la femme secrète mais très influente de Louis XIV, puis consacrant son temps à l’éducation des filles réduites, comme elle l’avait été, à la pauvreté. Comment à cette époque où la femme n’avait aucun statut, était toujours traitée en inférieure, comment a-t-on pu voir apparaître sur le devant de la scène des femmes aussi cultivées que Madame de Sévigné, Madame de La Fayette ou Madame Des Houillères, et donnant à la littérature des oeuvres majeures ? Comment ces femmes, que Molière a voulu caricaturer sous le nom de « précieuses » ont-elles acquis ce savoir, la connaissance du latin, du grec, des langues étrangères, de la musique, de la poésie, sans compter la parfaite maîtrise de la langue ? Pierre Leroy suggère que la classe aristocratique déclinante, réduite à paraître à la Cour ou à mourir sur des champs de bataille, a essayé de survivre en donnant aux filles souvent sans dot cette capacité de bien paraître en société, et que nombre d’entre elles ont saisi cette chance pour affirmer leur autonomie intellectuelle sinon leur indépendance sociale. Préhistoire du féminisme, affirme l’historien. Pour ponctuer ce débat, Olivier Pons avait choisi des compositions pédagogiques de Teleman, qu’il interpréta avec brio. Il montra tout son talent avec Paganini, mais les participants se souviendront de l’émotion suscitée par les Partitas de Bach, moment où le temps sembla suspendu. C’est le comédien Ali Guentas qui lut des textes d’une belle vivacité de Madame de Maintenon. La soirée se termina, comme à l’habituée, par un repas pris en commun et quelques verres de vin rouge.


 

JPEG Pour recevoir des infos régulièrement sur le festival et tout savoir sur la prochaine édition et ses invités, rejoignez le groupe consacré au festival sur Facebook

Concert de restitution survolté à Capdenac-Gare Allegro Barbaro à Figeac La lecture d'Harmonia Caelestis vendredi soir à Querbes Lorenzo Naccarato Trio dans la grange, samedi soir Les artistes en herbe ont présenté leur travail lors de l'inauguration Les masques "Busó", dessinés et fabriqués par les enfants Le duo Bartók à Figeac Une inauguration en fanfare Instant magique avec Edouard Ferlet Noëlle Miral lors du café littéraire Henri Robert et les poésies d'Andras Imreh à Figeac Réunion préparatoire à Paris Assemblée générale à Querbes Bal'O Gadjo à Decazeville La rencontre du vendredi avec les auteurs invités Le concert de vendredi midi avec Oust ! Le trio de JC Cholet derrière l'église, vendredi soir Le Trio d'en Bas, dans la grange de la Remise à minuit L'inauguration avec JP. Oddos, A. Casterot, C. Mouly... et la banda (...) Nabil Khemir Quartet, samedi à 19h L'extraordinaire trio Emler, Tchamitchian, Echampard Vrak'Trio, samedi midi, devant une salle comble Un final grandiose avec l'Orchestre National de Querbes !
Page mise à jour le : 12 juillet 2011.

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | Archives