Les nuits et les jours de Querbes
Les nuits et les jours de Querbes
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... Diane Gastellu (Citizen Jazz.com)

par Alex (dimanche 9 décembre 2007)
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Marwan Abado. Querbes 2007

Les Nuits & les Jours de Querbes, 10ème édition

Une grange. La charpente un peu vermoulue, le plancher grossier, et un piano au fond.

Une étable où sont lus les textes d’une poétesse turque menacée, Asli Erdogan.

Le vol silencieux des chauves-souris entre les poutres.

Un rafiot maquillé en steam-boat par des artificiers basques ( !) où douze passagers sirotent du champagne en remontant le Nil - ou peut-être était-ce le Lot - entre Capdenac et Capdenac, au son d’une fanfare jazzy (mais où ont-ils caché les pyramides ?)

Une cour de maison où des gens venus de partout et d’ailleurs mangent ensemble des grillades et boivent - pour certains - du vin de Marcillac. Des étoiles plein le ciel, proches presque à vous toucher, et un astrophysicien pour vous apprendre à les lire en Braille.

Un hameau accroché au bord d’un plateau calcaire, en Aveyron, tout près du Lot. Vingt maisons tout au plus, et un festival.

Querbes.

Trois jours par ans, au mois d’août, s’y déroule depuis dix ans le plus improbable rassemblement d’écrivains, de musiciens et de comédiens qui se puisse imaginer. Pour ceux qui seraient tentés de dauber la "scène aveyronnaise", quelques noms en vrac parmi les programmes des dix années écoulées : Mimi Lorenzini, Ann Ballester, Jean-Luc Debattice, Bruno Tocanne, Jean Marie Machado, Lionel Martin, Claudia Solal, Didier Labbé, Olivier Calmel, Tao Ravao, Justin Vali, Catherine Delaunay, Bojan Z… Ça vous en bouche un coin, non ?…

Cette année, sur le thème "Ce qui se lève à l’Orient" (d’où la remontée du Nil évoquée plus haut), Querbes était le seul endroit au monde où pouvaient se rencontrer et débattre des écrivains israéliens (Alona Kimhi, Shlomo Sand) et libanais (Hoda Barakat), des musiciens palestiniens, français, syriens et algériens.

Le public ? Des fidèles et des nouveaux. Des gens du coin et des touristes. Ceux qui ont vu l’affiche dans le village d’à côté. Ceux qui sont venus exprès, cette année, après être tombés là par hasard un jour, l’an dernier, il y a cinq ans. Fonctionnaires, amoureux, épiciers, professeurs, paysans, écrivains, cadres en chômage, photographes célèbres, cheminots, députés suppléants… Des vieux, des jeunes, des mûrs, des gosses. Pas des milliers : quelques centaines. L’endroit n’est pas assez grand pour accueillir plus de monde, et c’est tant mieux. Querbes restera Querbes.

L’an prochain ? On s’y retrouve bien volontiers.

Diane Gastellu - Citizen Jazz.com

Page mise à jour le : 2 décembre 2007.

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