Les nuits et les jours de Querbes
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... Hoda Barakat

par Alex (dimanche 9 décembre 2007)
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Alona Kimhi et Hoda Barakat au bord du Lot.

…Alors, c’était comment Querbes ?

, me demande (à l’habitude) Dima (ma fille), chaque fois que je rentre d’un voyage.

C’était très… bien, je veux dire, par moment le goût de l’enfance à Bécharré, l’été ! Je t’assure, il y avait des mûres sauvages, des poules libres et heureuses, des brebis qui s’arrêtaient un moment, regardaient cette foule bizarre sous les lampions multicolores et, il y avait aussi le hida du palestinien Marwan, presque le chant de mon grand-père, celui qui est mort avant ma naissance, et dont tout le monde raconte la voix qui faisait pleurer les pierres… et le Lot, beaucoup plus large que le Qadisha, mais aux mêmes senteurs ! et sur lequel on a remonté le Nil !!

T’imagines ?

…Le matin, j’ouvrais ma fenêtre sur un parfum de café au soleil, aux rugissements de Paul en plein exercice de tigre matinal, Mathilde toute barbouillée de Nutella (noutéla) pestait en allemand devant sa mémé qui patientait, des sandales à la main et un grand sourire aux lèvres… Ni le jazz, ni la fanfare, ni les grillades (de Claude), ni les instructions (de Jacqueline, quartiers de melon succulents à l’appui) ne pouvait freiner la conversation continue (et chaude) entre Shlomo et Marc… et Alona a fini par désespérer (ne comprenant pas le français) sans que cela altère sa bonne humeur…

A la nuit des étoiles, Alona et moi avons préféré la veillée avec les enfants sous la tonnelle… Là, nous avons beaucoup rigolé avec Mayonnaise et sommes tombés amoureux du beau Valentin qui aime la lecture. Ses parents ne sont pas venus, mais la voisine nous a rejoint et nous avons mangé des pêches…

Les acteurs – qui ont lu les textes, François et Jean-Luc – étaient sublimes. Et ceux qui ont assisté aux débats étaient encore plus talentueux ! Ils avaient des visages, des voix rares, mais Myriam a pleuré. Dehors, j’ai pris Myriam dans mes bras… Alona me demande pourquoi elle pleure, j’ai dit qu’elle ne savait pas, pour elle l’image idyllique du kibboutz reste… Non, me dit Alona… faut se réveiller ! Oui, j’ai dit, mais Shlomo va trop fort, et… je me retrouve – moi – à réconcilier des juifs fâchés entre eux, c’est rigolo… Querbes !

En famille, presque.

Katrin, entre deux lessives, mettait sa très belle robe de bal et allait danser devant la grange… et tu sais quoi ? Jean-Paul m’écrit que la clé est sur le compteur d’eau, et c’est quand on veut…

Qu’en penses-tu ?

Hoda Barakat, 24/8/07

Page mise à jour le : 2 décembre 2007.

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