Les nuits et les jours de Querbes
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par Alex (vendredi 21 décembre 2007)
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Affiche 2004

Passagers clandestins

Lieux d’échouage, lieux d’embarquements clandestins : de Mexico au Caire, en passant par Johannesburg, Lagos, Alger, Istanbul ou Rio, ce sont partout banlieues océan, favelas, bidonvilles, ou logements précaires, … était-ce là le but du voyage entrepris par des millions de femmes, d’hommes et d’enfants ? Misère, illettrisme, violence, épidémies partagent avec ces habitants des pourtours les mêmes toits provisoires… le folklore simplet des vendeurs de voyages ou d’illusions festivalières est dépassé : ce monde-là est bien le notre. Passagers clandestins, ces milliers de personnes, migrant vers les « terres promises ». Mais aussi, quand frappe la censure politique ou, plus insidieuse, la censure économique, les écrivains, journalistes, cinéastes – ou acteurs du spectacle vivant.

Les écrivains invités

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Nedim Gürsel est né en 1951 en Turqie. Il a publié très tôt des nouvelles dans des revues littéraires. Après son baccalauréat au lycée de Galatasaray d’Istanbul, il poursuit ses études à Paris où il soutient, sous la direction d’Etiemble, une thèse de doctorat de littérature comparée.

Son premier récit, « Un long été à Istanbul » (Gallimard, 1980), traduit en plusieurs langues étrangères, a obtenu, en 1976, la plus haute récompense littéraire turque. Le prix de la meilleure nouvelle lui a été décerné en 1990 par Radio France Internationale et l’Agence de la Coopération Culturelle.

Il vit actuellement à Paris où il est chargé de recherche au C.N.R.S. et chargé de cours à la Sorbonne. Ses livres sont traduits dans une dizaine de langues. (Extrait de : Editions Gallimard 1980, préface de Un long été à Istanbul) L’exil loin de la Turquie natale et la passion des femmes : tels sont les deux points communs des héros de ces récits. C’est dans la tendresse des femmes aimées, dans la violence du désir, dans le plaisir, dans la détresse des abandons, dans la lumière d’une passion qui commence qu’ils revivent les bonheurs qu’on leurs a arrachés et les violences qu’ils ont subis.

Les femmes sont l’Orient éternel de Nedim Gürsel. (Extrait de : Seuil 2003, préface à Balcon sur la méditerranée)

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Aslı Erdoğan est née en 1967 à Istanbul. Après de études de physique, elle travaille deux ans à Rio. Elle a publié un roman, des nouvelles, puis, en 1998, « La Ville dont la cape est rouge » (Actes Sud), salué par les critiques comme un petit chef-d’œuvre.

Ozgür, une étudiante stanbuliote, arrive un jour à Rio. Seule dans cette ville débordante de sensualité mais aussi de terreurs, elle décide de rester. Chaque jour, la violence se rapproche un peu plus, mais Ozgür repousse la peur, contourne la mort puis l’apprivoise. Chaque jour, la pauvreté l’étouffe davantage et le vertige l’attire, vers le fond, vers le cœur même de Rio de Janeiro, cette ville sublime qui, tout en se révélant lentement telle une créature infernale, va lui permettre d’écrire le livre de sa vie …

(Extrait de : Actes Sud, Le Point de vue de éditeurs)

Musiciens

La compositeur et pianiste Françoise Toullec crée un spectacle qui unira la locomotive, une formation de jazz, des vocalistes et des récitants professionnels ainsi que la fanfare, la chorale et des enfants de Capdenac-gare. Participent à cet « opéra ferroviaire » :
- Le scénographe : William Noblet
- La formation de jazz : Mimi Lorenzini (guitares), Franck Assémat (Saxo), Michel Correch (contrebasse), Christian Bonnet (batterie)
- Les vocalistes : Sabine Boukobza, Claudia Solal, Dominique Fonfrède, Sylvain Phialy
- Le Passager clandestin : Jean-François Prigent
- Les récitants : Jean-Luc Debattice, François Cancelli
- Les enfants du Centre aéré de Capdenac-gare
- La Lyre de Capdenac-gare sous, la direction de Hervé Tardieu. Créée en 1922 par des cheminots, la Lyre a connu son heure de gloire dans les années 30. Recréée en 1973 et composée de 23 musiciens en moyenne, de 9 à 72 ans, cette formation de cuivres, clarinettes et percussions aux allures de « maquignons » surprend par son répertoire, du jazz au disco, et du rock à la techno.
- Les enfants du Centre aéré de Capdenac-gare
- La chorale Accroch’chœur de Capdenac-gare, sous la direction de Thomas Aumüller. Fondée en 1999 par Chrisitine Clarke qui l’a dirigée jusqu’en 2003, elle compte une trentaine de choristes et donne plusieurs concerts par an à Capdenac et dans la région. Son répertoire comporte chants sacrés, chants de la Renaissance, chants populaires, spirituals et gospels. Actuellement, la chorale est dirigée par Thomas Aumüller, musicologue et pédagogue munichois et ancien chef de chœur de la chorale de l’abbaye de Benediktbeuren (Allemagne).

Plasticiens

Le collectif de plasticiens "Choppin Dijkstra Warot" de l’association "Traces" propose une installation autour de l’opéra-spectacle "Passagers clandestins". Il s’agit de créer une légère perturbation de l’espace entraînant les spectateurs, dès l’arrivée, dans un monde incertain propice à l’imaginaire. Actuellement "Traces" s’expose au château d’Assier (heures de visites) où l’installation "Fenêtres sur cour" dialogue depuis l’an 2000 avec le monument et, à partir du 15 mai de cette année, dans la cour du musée Henri Martin de Cahors avec "Cour d’eau", une installation préludant le programme "Monum’en eau" proposé en 2005 à la Caisse des Monuments Nationaux. Cette association, issue de l’ARCA, qui organise le Festival d’Assier, réalise depuis 1998 des installations avec le plus souvent des spectacles associés : "C’est tout réfléchi" en 1998 à Assier, avec le danseur Buto Masaki Iwana, " Les portes Brume" en 1999, à Assier avec les danseurs Christine Blanchard et Michel Raji et "Les fenêtres du Temps" (2001-2002), visites nocturnes au château d’Assier, avec le comédien-danseur Eric Manhès.

Page mise à jour le : 2 décembre 2007.

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