Les nuits et les jours de Querbes
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Resume Edition 2011

par David Bedel (jeudi 24 mai 2012)

FESTIVAL 2011, du 12 au 14 Août

Quelques jours entre rêve et réalité…



La 14ème édition s’est achevée le dimanche 15 août dans la grange de Querbes, entre larges sourires et petites larmes vite essuyées, comme d’habitude… Certains, comme les musiciens hongrois de Dzsindzsa, avaient du mal à envisager leur départ…

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Les « Reconduites à la frontière » ont servi de fil conducteur à cette édition qui accueillait en hôtes d’honneur écrivains et musiciens venus de Roumanie. Première rencontre à Figeac, sur la place de la Lecture et sous un soleil de plomb, à l’invitation de la librairie Le Livre en fête.

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Puis soirée à Capdenac, dans le parc de Capèle, pour un magnifique concert réunissant sous la baguette de Laurent Guitton le Nadara Transylvanian Gypsy Band et le Grand Taraf de Querbes (40 musiciens amateurs de Capdenac et Decazeville, issus de la Banda d’Auvergne et de la Lyre decazevilloise). 450 personnes assises ou allongées dans l’herbe, embarquées, ravies, pendant que le soleil se couchait sur le promontoire de Capdenac le haut. La première soirée s’achevait par un concert plus intime, le jazz rêveur de Synapse trio, emmené par le batteur canadien Karl Jannuska.

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Soleil de plomb à nouveau, le lendemain à Decazeville où Nadara et le Grand Taraf ré-éditaient leur performance de la veille, devant un public plus clairsemé. Puis le festival retrouvait ses « terres »,dans le hameau de Querbes, pour une nouvelle rencontre avec Florina Ilis et Dan Lungu, deux jeunes écrivains roumains, parmi les plus prometteurs de leur génération, traduits l’un et l’autre en français, langue dans laquelle ils se sont exprimés avec un grand naturel tout au long de leur résidence.

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L’inauguration du festival, en présence des élus et du conseil municipal d’Asprières, coïncidait avec celle d’une exposition –performance de la jeune plasticienne Manon Harrois.

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Avec ces mannequins colorés, celle-ci évoquait les centres de rétention où se préparent honteusement les « reconduites à la frontière ». Lyrique, l’adjoint à la Culture de capdenac, M. Delbos évoquait les concerts de la veille par ces mots : « J’ai fait un rêve… ».
Le concert de l’après-midi fit « grange comble » pour une formation composée pour l’occasion de Pulcinella, le quatuor toulousain, et Dzsindzsa, un jeune trio de Budapest. Comme la grange sembla petite pour cette musique si généreuse, si vivante…




Après le traditionnel dîner sous les lampions, dans la nuit estivale, le second concert fut un appel à la douceur, à la méditation, avec les longues digressions poétiques de Diederik Wissels, le pianiste belge courbé au dessus de son Steinway, pratiquant un jazz d’orfèvre et de magicien…

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Autour de minuit, les inconditinnels se retrouvèrent dans l’ancienne étable pour un cabaret jazz et quelques bières mousseuves, pour savourer le duo de deux amis de Querbes, le saxophoniste Didier Labbé dans un duo inédit avec Grégory Daltin. Et la nuit de se poursuivre entre bar et jardin, entre étoiles et lampions…

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Le dimanche débuta comme un vrai dimanche, les premiers festivaliers se mêlant aux artistes et organisateurs en fin de petit déjeuner, les Nadara donnant dans le jardin un concert d’adieu avant de remonter dans leur camion, le débat avec les écrivains s‘improvisant sur place jusqu’au moment où tombèrent les premières gouttes… Le pique-nique se déplaça donc du prè vers la grange, devenue guinguette, mais au bord de tous les fleuves du monde, lorsque le Symphonic Balzar monta sur scène.

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Un peu plus tard, les trois comédiens de cette édition offrirent une évocation de quelques écrivains majeurs de Roumanie, Gherasim Luca, Tristan Tsara, Eugene Ionesco et Cioran. Formidable performance de Jean-Luc Debattice faisant partager la drôlerie vengeresse des Manifestes Dada !

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C’est dans l’ancienne étable que Dzsindzsa vint conclure l’édition, pour un set qui ne voulait plus s’achever, pour que cette édition soit, pour longtemps, une histoire heureuse…

Page mise à jour le : 14 février 2012.

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